Les Banhars
 
  
     

Les Banhars

Kontum, Vietnam le 16/06/2013

 

15/06

Cette fois encore nous embarquons dans un mini-bus pour 5h de trajet tout serrés. Par chance, il pleut et nous ne crevons donc pas de chaud.

Une fois installés dans un hotel à Kontum, nous partons à la recherche d´une location de motos et d´une carte de la région, d´une laverie, et pourquoi pas d´un cyber. Au final, après une bonne heure de marche et une dizaine de personnes interrogées, nous parvenons seulement à dénicher une carte insuffisante. Le reste nous est annoncé à des prix vraiment prohibitifs.

Kontum est fameux pour ses villages "ethniques", où vivent les populations Banhar. Nous allons nous promener dans le plus proche de ces villages, situé à deux pas. Il est impressionant de constater la différence entre le niveau de vie des Banhars et celui des Vietnamiens habitant à 100m de là. Une rue seulement les sépare, et pourtant plusieurs dizaines d´années en termes de confort et de modernité.

 

Les gens sont pauvres, leurs maisons basses sont vides et en mauvais état, les rares motos sont délabrées et les chars à boeufs sont courants. Vaches, cochons et poules courent sur la route mal goudronnée, les enfants ramassent des insectes volants et les stockent dans des bouteilles. Les gens sont très avenants, souriants et curieux de nous.

 

 

En passant devant une minuscule batisse aux portes closes, nous entendons un air de musique classique. Nous contournons la maisonnette et voyons, par la fenetre ouverte qui éclaire à peine l´intérieur, une jeune fille qui joue du piano. Moment un peu magique et totalement incongru. Comment ce piano est-il devenu l´unique meuble de cette pièce obscure? Comment cette jeune fille a-t-elle appris à en jouer si bien? Mystère.

Nous poursuivons jusqu´à un orphelinat, où deux adolescentes nous accueillent. Il y aurait environ 200 enfants ici mais ils ne sont pas tous orphelins, beaucoup sont ici car leurs parents n´ont pas les moyens de s´occuper d´eux. Nous en croisons une trentaine, de tous les ages. La plupart sont regroupés dans une pièce carrelée très peu meublée mais où ils ont quelques jeux; il sont occupés à regarder le dessin animé du Livre de la jungle --en version française-- sur un ordinateur. Ils sont bien plus sages que les notres! La seule adulte que nous rencontrons est une ancienne pensionnaire qui travaille ici 7 jours sur 7 de 6h à 19h, bénévolement. Elle nous explique, dans un bon anglais, que l´établissement ne reçoit aucune aide du gouvernement et fontionne uniquement grace aux soeurs de la charité. Nous leur laissons notre petit stock d´une quarantaine de brosses à dents.

Nous tournons et virons en suite en ville un bon moment pour dénicher une moto à louer, mais sans succés. Après un repas rapide, nous allons nous coucher complètement crevés.

 

15/06

Lever à 8h30, il pleut à seaux. Notre hote consent finalement à nous louer son vélo personnel pour nous dépanner. C´est donc vetus de ponchos "sac poubelle" , Lili inconfortablement assise sur le porte-bagages, que nous partons à l´assaut de Kontum.

Nous admirons une belle abbaye en bois sombre qui jouxte un second orphelinat.

 

 

Nous nous aventurons ensuite plus loin dans les ruelles des villages-bidonvilles qui entourent la ville. Les anciens nous disent "bonjour" et les enfants posent pour etre pris en photo.

 

A coté des maisons de torchis, chaque village comporte un Rong traditionnel en son centre. C´est un batiment sur pilotis au toit de chaume incroyablement haut et pentu. Les femmes, qui ont un rang supérieur dans la société Banhar, y accèdent par un escalier central à sept degrés, les hommes doivent emprunter des échelles à cinq degrés situées sur les cotés. Ici se déroulent les cérémonies, mais en attendant ce sont les enfants qui occupent la place.

 

 

Nous allons jusqu´à la petite gare routière pour préparer notre départ de demain. Tout le monde veut nous vendre les tickets 400.000 dongs au lieu de 280.000, pour la bonne raison que nous sommes étrangers. Nous n’acceptons pas et nous finissons bien sur par avoir gain de cause.

Sur le retour, nous passons par le marché où quelques étals proposent une viande que cette fois-ci nous ne gouterons pas: du chien.

 

 

16/06

Sans surprise, notre transport est un mini-bus sans clim où l´on s´entasse à 26 sur 16 places pendant 6H30. Heureusement, il pleut --décidément souvent lorsque nous voyageons!-- et cette fois nous avons droit à la pause déjeuner. Nous traversons les belles montagnes du centre, ça tourne et beaucoup de passagers sont malades. Vive les sacs de vomi jetés par la fenetre!

A 15h, nous arrivons à la gare routière de Danang, le terminus. Il nous faut encore prendre un bus pour aller jusqu´à Hoi An. Les employés et le controleur en uniforme de l´armée nous arnaquent en nous vendant des billets trois fois trop cher, mais, comme toute la gare est de mèche, nous nous en apercevons trop tard. Si c´est la mentalité des gens du Nord, ça promet!

 

 

 

 


 

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