On commence par la capitale
 
  
     

On commence par la capitale

Vientiane, Laos le 16/03/2013

15/03

On franchit le pont de l´Amitié dans un bus archi-bondé étouffant pour se retrouver au Laos.  On passe les formalités à la frontière et trouvons un bus local pour Vientiane, toute proche. Puis on prend un vieux bus de ville pour aller dans le centre. On devient rapidement l´attraction du bus, tout le monde est sympa, du chauffeur aux mamies, et on s´amuse bien malgré la barrière de la langue.

Vientiane, bien que capitale du pays, a un centre ville tout petit, genre celui de St Céré, meme si la ville est bien plus étendue. Nous continuons donc à pied. C´est l´occasion de goûter l´athmosphère de cette ville, tranquille et facile. Les rues sont petites, la place principale minuscule, il y a des petits Vat (temples) un peu partout.
On repère les prix et on essaie d´évaluer le coût de la vie ici. Pas évident car les gens utilisent sans distinction les Baths thailandais et leurs Kips laotiens. On paye le bus en baths, on nous rend la monnaie dans les deux devises mélangées! A la GH, on peut payer en kips, en baths, et en dollars. En fonction des commercants, une monnaie peut etre plus avantageuse que les deux autres. Pour Nico, c´est un casse tête de calcul mental! Heureusement, Lili se dépatouille mieux. A Vientiane, on se sent facilement comme chez soi, surtout que beaucoup d´enseignes sont en français, sympa.

On s´arrête donc au distributeur retirer 2.000.000 de kips!! Cette monnaie ne vaut rien! Et on va manger. Les plats sont inspirés des cuisines thailandaises et vietnamiennes, avec la touche française pour les boulangeries et patisseries. En plus, la Beerlao est unanimement la meilleure bière du Sud-Est asiatique. Ca s´annonce pas mal!
On se fait aborder par un castrais, commandant de l´armée française, en civil, qui se fait un devoir de nous expliquer la ville, mais qui doit nous laisser rapidement pour ne pas se faire engueuler par sa femme.

En soirée, on négocie au marché pour un porte-monnaie compartimenté qui nous serait bien utile, mais ca reste un peu cher (relativement), on verra en province. Ensuite, on va dans un restau français manger, une fois n´est pas coutume, un steak sauce au bleu avec frites et un magret de canard à la mangue avec patates sautées.
 16/10

On loue des vélos vers 9h30 pour faire le tour des principaux sites touristiques de la ville.

On commence par le Wat Sri Sawet, intéressant car le plus ancien. Le cadre est joli.

 

On s´arrête ensuite au marché couvert une petite heure. C´est en fin de compte une galerie couverte sur deux étages où se cotoient stands et boutiques. Ca l´air moderne, à l´occidentale, sauf qu´on peut diviser les prix par 2 ou 3  en marchandant.

Nous continuons ensuite vers le Patuxai, inspiré de l´Arc de Triomphe, sur le toit duquel on a vue sur la ville. Il est bordé par un joli jardin avec fontaines.

 

Nous poursuivons jusqu´au Wat That Luang, dont le grand stupa doré est l´emblème du pays, mais il n´a rien d´exceptionnel en soi.

 

Nous lui préférons le Wat Si Muang, qui abrite un grand pilier de pierre, déjà vénéré par les Khmers il y a mille ans. C´est le siège de l´Esprit protecteur de la ville. Ce temple est très fréquenté par les laotiens. Sa réfection est assurée par les moines eux-mêmes , armés de pinceaux.

 

La chaleur est là, on nous dit 40° degrés. Nous voulons finir la journée de visite par le Wat Sok Pa Luang, mais pas pour y voir le temple. Juste à coté de celui-ci, accessible par un court petit sentier qui part dans la foret, se trouve un salon de massage mentionné dans le guide. Malgré les indications du livre, nous tournons un moment en rond avant de le trouver après avoir demandé à un tuk-tuk. Invisible depuis la rue, cet etablissement ne paye vraiment pas de mine.

C´est un vieux bâtiment de bois sur pilotis, mal entretenu, au milieu des arbres. Pourtant, un pur moment de détente nous y attend. A notre arrivée, une dame nous tend un morceau de tissu et nous demande de ne revêtir que cet habit. La chose faite, nous pénétrons dans un antique hammam de bois, le plus chaud qu´on ait jamais connu: plus de 70°! Intenable plus de 3 minutes, brûlant, irrespirable! On n´y voit rien tellement la fumée est dense, mélange de vapeur d´eau aux herbes et de feu de bois; de toute façon, ouvrir les paupières plus de 5 secondes nous brûle les yeux. De même, impossible de respirer par le nez, et difficile de le faire par la bouche! Nous ressortons donc rapidement et buvons le thé offert. Nous y retournons ensuite, et c´est un petit peu plus supportable. Nous nous apercevons alors qu´il y a des planches pour s´asseoir, et y restons un peu plus longtemps. On en ressort archi-trempés et on va se rafraichir grace à un grand bidon d´eau de pluie. Nico rentre dans le hammam une 3ème et dernière fois, puis on passe à la phase massage, pendant 1h. C´est moins violent que le massage thaï, tout en restant "strong", et semble plus axé sur les points de compression, mais ça détend.

 

Nous rentrons en longeant le Mékong et assistons à la séance de fitness dominicale de dizaines de gens, en plein air et en musique. Nous prenons ensuite un repas trop pimenté dans une gargote en bord de fleuve, heureusement adouci par la peu chère Beerlao et une coupelle de sel: efficace. Nos palais se sont un peu adaptés à la nourriture épicée, mais pas à ce point. Néanmoins, nous pressentons que les plats français vont nous sembler un peu fades, à notre retour. Il s´agissait de laab, hachis de viande ou de poisson avec des herbes, des oinions, du jus de citron... et du piment.

On termine la soirée par un passage dans un cyber-café, ou nous apprenons une très mauvaise nouvelle. Notre (petit) chat Frisson a eu une crise aigue de calculs rénaux, et nous a quittés, malgré les efforts de la vétérinaire et les bons soins de la maman de Nico. Nous allons donc nous coucher très très tristes. C´était le plus gentil des chats, aussi mignon et drôle qu´on peut l´espérer. Il nous manque déjà beaucoup.


 

Commentaires

 Marraine Anne
Le steak-frite... on y revient toujours ! Bon sang de français ne saurait mentir :-)
 Pascale, maman de Lili
Quel effet ça vous fait d'être millionnaire ?



Autres récits de voyage