Village de Tan Trach, entre Ben Tre et My Tho
 
  
     

Village de Tan Trach, entre Ben Tre et My Tho

Ben Tre province, Vietnam le 20/05/2013

Tan Trach, entre Ben Tre et My Tho

19/05

Aprés un petit déj´ rapide dans la rue et un tour sur internet, nous prenons un taxi pour la gare routière. Oui, un vrai taxi-voiture avec le compteur et tout. Ca ne nous est pas arrivé depuis Yangon, mais nous nous rendons compte qu´ici, un taxi avec compteur non-trafiqué revient au meme prix que deux motos-taxis, sans que l´on aie besoin de négocier, et c´est quand meme plus confortable.

Nous arrivons à la station avec une heure d´avance, ce qui nous laisse le temps de comparer les prix des compagnies de bus. Au bout de 15mn, toute la gare nous a répéré et sait où nous allons! Nous mangeons du porc grillé au riz en regardant le troupeau de pilotes de motos-taxis courir après chaque bus arrivant à la gare pour mettre la main en premier sur les clients potentiels. L´un d´eux vient discuter avec Nico et lui raconte que c´est difficile de bien vivre en faisant ce métier. Peut-etre, mais ça maintient en forme, de piquer un sprint toutes les 5 minutes!

Nous montons ensuite dans notre bus, comme d´habitude délabré. Nos sacs, rangés à l´arrière, prennent l´eau des averses qui entre par les fenetres, ouvertes pour permetre de rendre l´air respirable. Nous nous faisons déposer dans un petit village entre Ben Tre et My Tho. Nous nous installons dans un bungalow ouvert aux quatre vents (tant mieux) et dégustons la spécialité de la maison, le poisson oreille-d´éléphant (elephant-ear fish) grillé. Il nous faut le décortiquer au fur et à mesure pour l´insérer dans des rouleaux de printemps que nous confectionnons nous-memes. C´est copieux et Lili se régalemais Nico n´apprécie pas beaucoup le léger gout de vase de ce poisson du Mékong.

 

20/05

Les coqs nous réveillent bien avant l´aube, mais nous sommnolons encore jusqu´à 7h. Nous enfourchons ensuite de vieilles bicyclettes rouillées pour visiter le campagne environnante. Nous croisons beaucoup de charettes tirées par des chevaux, nous passons devant les petites épiceries, les coiffeurs, les cafés. Il y a aussi un grand atelier de couture, la fabrication des feuilles de papier de riz, et des écoles rendues repérables à cent mètres par les hurlements des enfants, qui ne sont pourtant pas en récré.

Nous nous enfonçons chacun de notre coté dans les nombreux petits chemins boueux perpendiculaires à la route, qui serpentent entre les maisons, les canaux, les tombes, les cocotiers et les palmiers.

 

Nous nous retrouvons vers midi pour aller manger un pho (soupe de nouilles) aux boulettes dans un minuscule  restau.

 

A 14h, alors que se termine à peine une enième et grosse averse, nous partons en bateau avec un joyeux guide. Notre premier arret a pour but la visite d´une fabrique de bonbons à la noix de coco, spécialité de la région que nous goutons mais ne trouvons pas fameuse. Le bateau s´engage dans un autre bras d´eau où  nous accostons pour déguster un thé au miel et au jus de qumquat pressé. C´est délicieux et c´est accompagné d´une généreuse assiette de fruits d´ici: mangues, ananas, fruits du dragon, jaquiers, ramboutans. Sans oublier une coupelle de sel au piment pour y tremper l´ananas. On passe faire un coucou aux abeilles dans leurs petites ruches, en évitant de les déranger car le temps est orageux.

 

Plus tard, nous discutons avec notre guide à propos de la peche dans ces canaux boueux du Mékong. Ici, on ne s´embarrasse pas d´écologie ou de gestion des ressources: les techniques les plus utilisées sont l´electrocution et l´empoisonnement en versant un produit chimiques dans l´eau. Toutes nos questions et remarques ne vont pas réussir à lui faire admettre les inconvenients de ces techniques.

 

Nous allons ensuite nous promener sur l´ile de la tortue, qui abrite 300 habitants le long de sa cote Est. Nous la longeons, passons dans le village, ses grandes maisons colorées, son terrain de foot à 5 en terre battue, ses cocotiers. Nous apprenons au passage qu´il y a trois sortes de noix de coco: les vertes, les plus courantes, qui donnent le meilleur lait; les jaunes à la chair plus sucrée; les rouges. Il y a aussi pas mal de tombes, semées un peu partout dans les jardins des maisons, car la majorité des Viets du delta du Mekong sont catholiques.

 

Aprés avoir assisté au coucher du soleil depuis le beau milieu du fleuve, nous abordons le temple du moine Noix de coco, sur l´ile du phoenix. Ce moine aujourd´hui décédé et très respecté par les locaux, avait fondé ce qui est à nos yeux une secte: il se nourrissait de noix de coco, vivait seul sur l´ile avec 9 femmes, faisait des prédictions sur les décennies à venir, a fait construire des monuments délirants, voulait créer une nouvelle religion alliant catholicisme et bouddhisme, et s´est présenté aux élections présidentielles en promettant de réunifier Nord et Sud-Vietnam en 7 jours puis de retourner ensuite sur son ile vivre sa vie.

A la nuit tombée, nous admirons le clignotement des lucioles qui transforment les abres de la berge en sapins de Noel illuminés.

Une fois rentrés, nous commandons un copieux curry de poulet pour le repas du soir.

 


 

Commentaires

 Nicolili
Nous nous en tenons a la version officielle...
 Marraine Anne
Vous êtes dans une sacré jungle on dirait ! :-) Le moine Noix de coco était surnommé ainsi parce qu'il se nourrissait exclusivement de noix de coco ou bien parce la nature l'avait généreusement doté pour vivre avec 9 femmes ? Désolée mais elle est inévitable cette question, ça m'a fait trop rire :-D



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