Blog Voyage, Guide de Voyage, Billets d'avion
 
  
     

C´est Le Nooord! + Trek au Doi Inthanon National Park

Changwat Chiang Mai, Thaïlande le 06/03/2013

03/03

Départ de Sukhothai par le bus à 7h30 et arrivée à Chiang Mai à 14h, avec seulement 1h30 de retard. C´est notre destination la plus au Nord du pays. Nous arrivons à l´hôtel vers 15h, nous nous dépêchons de faire une petite lessive dans la salle de bain et partons au Sunday market. Il occupe toute la longueur de la rue principale de la ville, plus les places et rues annexes. Il y a quantité de stands: bouffe de rue pour notre estomac, quelques contrefaçons, et surtout de l'artisanat local.

 

La région produit 90% de l´artisanat vendu dans le pays. Comme c´est le premier marché intéressant que nous croisons en Thaïlande, nous y restons jusqu´à ce que la fatigue nous enjoigne d´aller nous pieuter. A noter, une demi-heure de pluie torrentielle qui nous oblige à rentrer à toute vitesse dans le petit temple le plus proche, au demeurant très beau et que nous n´aurions peut-être pas vu autrement.

 

 

04-05-06/03

C´est parti pour 3 jours de trek avec notre guide Rambo9 et un groupe jeune composé de deux autrichiennes, deux hollandaises, un allemand et un finlandais de langue suédoise.

04/03

Départ 9h45 au lieu de 9h et premier arrêt au marché où nous achetons quelques trucs utiles: poncho (le ciel menace), chapeau et shampooing, pendant que le guide achète de quoi nous nourrir.

Deuxième arrêt aux portes de la jungle, à un camp d´éléphants. Très vite, nous oublions le côté peu authentique de la chose et nous nous laissons gagner par la magie du moment procurée par les pachydermes.

 

Nous pouvons les approcher, les toucher, leur donner des bananes de la main à la trompe -- pelées de préférence, mais sinon ils marchent "délicatement" dessus et récoltent la pulpe!

 

Il y a là deux adultes dont un âgé, un jeune de 3 ans qui a gentiment chargé Nico à l´épaule, et une mère qui protège son petit de 10 jours. C´est génial de voir cet éléphanteau, qui doit bien peser 150kgs déjà. Il joue à se faire peur en s´approchant de nous au maximum que lui permet son audace, puis s´en retourne en courant dans les jupes de sa mère. On pourrait presque l´entendre rigoler. La mère laisse faire, tend sa trompe jusqu´à 50 cm du visage de Nico pour l´évaluer, le renifler avec ses deux gros trous de nez roses (ceux de l´éléphant). Il n´a pas fait le malin.

 

Ensuite, vient le moment de monter dessus. On est deux plus le cornac, l´éléphant s´appelle Lioumé. Premier constat rapide, c´est pas confortable! Ca tangue de droite à gauche, et fortement d´avant en arrière, surtout que le parcours est sacrément accidenté. On se cramponne tant bien que mal à la selle de métal rudimentaire pour ne pas passer par dessus. Quand le cornac descend, Nico prend sa place à califourchon sur le cou de l´animal, les genoux calés derrière ses oreilles décollées (de l´éléphant, toujours).

 

Après le lunch, nous marchons une petite heure jusqu´à une cascade où nous nous baignons en vitesse car l´eau est sacrément fraiche en comparaison de celle des cascades des îles du Sud.

 

Nous poursuivons par deux petites heures de marche dans les bois, sous la pluie soutenue qui s´est finalement décidée à tomber.

 

Il y fait chaud et humide, on ne sait plus si l´eau qui trempe nos vêtements vient de nous ou du ciel. Nous profitons d´une courte éclaircie pour faire une pause ludique lors de laquelle nous nous essayons au lance-pierre.

 

 

Nous arrivons rapidement à notre village-étape pour la nuit, peuplé de Karens, une minorité ethnique que nous avions déjà croisée en Birmanie. On retrouve les maisons en bois sur pilotis, sous lesquelles s´abritent quantité de poules, de cochons, de chiens, et quelques vaches frêles. De nombreux enfants jouent dans le village et à la garderie de l´école.

 

Les ainés sont en tenues traditionnelles, colorées. Les femmes et jeunes filles nous attendent de pied ferme pour nous vendre des bracelets faits main, mais nous échappons à leurs pressions grâce à l´intervention d´une nouvelle dose de pluie redoublée qui oblige tout le monde à se mettre à l´abri.

 

En soirée, après avoir dîné un green curry, chaque élément de notre joyeuse troupe chante son hymne national, sous le regard curieux et amusé de notre hôte Karen. Nous passons le reste de la soirée à jouer aux cartes, à un jeu introduit par le finlandais.

Le dortoir sur pilotis n´est fermé que sur deux côtés, heureusement que nous disposons d´une bonne quantité de vieux duvets et couvertures. Grâce à Lili, qui agence intelligemment tout cela, nous passons une plutôt bonne nuit malgré le vent et la pluie qui s´engouffrent à l´"intérieur".

 

05/03

Ce trek n´est décidément pas violent. Le copieux petit déj´ est servi de 9h à 10h. A 10h30 nous partons pour 1h30 de marche. Rambo9 a de la fièvre, nous partons donc avec un gars du village, Adrou, qui est un ancien guide et parle anglais. Nous déjeunons avec une soupe de nouilles chinoises dans un mini-village où nous restons jusqu´à 14h, le temps de jouer un peu aux cartes.

 

Nous repartons -enfin!- pour 40mn de marche, comme toujours dans les bois, au terme desquelles nous parvenons à une cascade où nous passerons l´après-midi, la soirée et la nuit! Nous nous baignons, mais pas longtemps car c´est vraiment froid.

 

Adrou fait cuire au feu de bois deux énormes larves juteuses cueillies un peu plus tôt par un gars croisé dans les bois. On ne peut en goûter qu´un tout petit bout et c´est dommage car c´est très bon. Le gout se situe entre l´oeuf et la cacahuète, la peau croustille tandis que l´intérieur est fondant. Nous goutons aussi des fruits rouges très âpres.

 

Nous restons longtemps tous assis autour du feu de camp, à discuter et à jouer à Puissance 4 avec des tiges de bambou, de la terre et du bois.

 

 

06/03

Nous avons disposé de moins de couverture, la nuit a donc été froide et le sommeil entrecoupé.

On prend le temps ce matin, avant de partir pour le Bamboo camp, à 1h de marche. De là, on embarque sur des embarcations toutes plates en bambou pour redescendre la rivière. Elles sont simplement constituées de grosses tiges de bambou attachées entre elles. Le débit de la rivière est faible en cette saison estivale (et oui!), et les rochers qui affleurent sont nombreux et ils créent des rapides, qui ne sont pas ébouriffants. Le batelier se place debout à l´avant et manoeuvre tant bien que mal avec une longue tige.

 

Le nôtre doit être débutant car nous nous mangeons de nombreux rochers, ou bien restons coincés au-dessus et devons descendre pour l´aider à nous dégager. Encore mieux, il tombe deux fois du radeau, et casse sa tige! C´est un bon point pour nous, car sans ça et au vu de la lenteur du courant, nous nous serions presque ennuyés.

 

 

Nous sommes déjà arrivés à la fin du programme. On ne peut pas vraiment appeler cela un trek compte tenu de la facilité de la chose et du faible temps de marche, mais au final nous nous sommes bien amusés, presque reposés, et nous parlons vraiment beaucoup mieux anglais.

Nous rentrons à l´hôtel prendre notre première douche depuis trois jours, puis nous allons à une laverie.

Nous avons ensuite rdv dans un bar pour passer une dernière soirée avec notre compagnie mais seuls viennent les autrichiennes et l´allemand. Pas grave, nous passons un très bon moment, on va tous ensemble au night market et on rentre à minuit passé avec un bon coup dans le nez, ça fait du bien.


 

Commentaires

 Cyss
tronçonneuses et pieux fournis bien sûr !
 Patrick
je vous attend pour un trek beaucoup plus physique à escazals...reposez vous bien !



Autres récits de voyage