Ballade dans un vrai village flottant
 
  
     

Ballade dans un vrai village flottant

Kampong Chhnang, Cambodge le 26/04/2013

26/04

Aprés un copieux petit déj´, nous attrapons un bus à destination de Kompong Chnang. Nous y arrivons vers 13h, et là encore les moto-taxis nous assaillent. Pour leur défense, nous apprendrons que nous sommes les deux seuls touristes de la journée à faire escale ici, et qu´il y en a eu autant hier. Après quelques malentendus et remue-ménages, ils nous déposent à une GH. Nous en engageons un pour l´après-midi et nous faisons emmener au village flottant. Sur le chemin, nous longeons de jolies maisons en bois peint juchées sur des pilotis de plus de 3 mètres de haut.

 

La campagne est très belle au bord du Tonlé Sap, car en se rétrécissant à la saison sèche, ce grand lac a laissé des terres humides et fertiles.

A l´embarcadère, il faut négocier ferme car ici les gens sont pauvres et nous sommes, semble-t-il, leur seule opportunité de gagner de l´argent aujourd´hui. Nous divisons tout de meme le prix par deux et nous embarquons pour 1h30 de barque à rame à travers un village très authentique. On peut voir le quotidien de ces gens qui vivent dans de petites maisons sur l´eau:  les commerces, les pecheurs, les enfants qui jouent dans ces petits espaces cernés d´eau. A l´origine fondés par des réfugiés clandestins vietnamiens, les deux villages sur l´eau abritent aussi de nos jours une minorité de khmers et de chams (musulmans).

Au bout d´une heure, c´est déjà fini et il faut de nouveau batailler pour obtenir ce qui était convenu. Cependant, après cela, notre rameuse s´est montrée adorable. Un avant-gout du Vietnam?

A notre retour sur terre, notre moto-taxi est complétement bourré. Il nous explique dans un charabia sans queue ni tete que c´est pour participer de loin aux funérailles de son oncle qui ont lieu à coté. Du coup, nous abrégeons d´une heure et demie notre parcours avec lui, et il nous faut encore palabrer pour revoir le prix de la course à la baisse. Nous obtenons finalement gain de cause et des "sorry sorry" accommpagnés de calins à Nico. Bref, il semble que les locaux en aient vraiment aprés notre porte-monnaie dans cette province pauvre et délaissée par les touristes, mais ils ont un bon fond.

Après une pause douche à la GH, nous allons manger au marché. Nous partageons une table avec un charmant couple de jeunes qui ne parlent pas anglais, mais avec qui nous trinquons de bon coeur. Ce soir, Nico accepte d´essayer les oeufs couvés. On n´y sent pas encore le poussin et il en mange deux, sans pour autant apprécier vraiment.

 


 

Commentaires

 Marraine Anne
Vos photos sont sublimes ! Merci de nous faire partager ces moments :-)
 Marraine Anne
Les rois de la négociation êtes-vous devenus ? J'aimerais tant vous voir négocier le prix d'une baguette en France devant les yeux ahuris de la boulangère, hi hi !



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