Le piege
 
  
     

Le piege

Nha Trang, Vietnam le 11/06/2013

Nha Trang 2

09/06

Lorsque nous sortons de notre GH il est 8h30 et la marmite de pho de notre petit  restau préféré du matin est déjà vide. Nous devons donc pousser plus loin pour trouver un autre pho, moins goutu et plus cher. Ca nous apprendra à nous lever tard!

Nous allons ensuite nous poser à la GH puis au cyber, puis manger dans une cantine asiatique où l´addition est un peu salée au regard de la pauvreté des mets copnsommés. Nous partons ensuite à la recherche d´un distributeur ayant un plafond de retraits élevé pour éviter de payer la commission, plutot forte, tous les trois jours. La plupart des DAB sont plafonnés à 2 millions de dongs et on ne peut pas aller bien loin avec si peu. Nous allons ensuite lézarder à la plage avec nos bouquins.

Nous croisons quelques animations du festival, mais dont le sens nous échappe. Il y a un gars en costume qui hurle dans un micro et distribue des baguettes chinoises; il y a aussi un jeu d´échecs vietnamien dont les pions sont des humains costumés sur un plateau de jeu géant qui effectuent des combats d´arts martiaux à chaque mouvement.

Le soir nous allons au spectacle en avance pour avoir une place sur les gradins. Le show est grandiose, les décors sont démesurés, les costumes sont magnifiques, et les participants en nombre impressionnant. C´est une débauche de couleurs et de moyens, et meme si ça manque un peu de structure et de sens pour nous qui n´avons pas toujours les bonnes références, nous en prenons plein les yeux.

 

 

10/06

Nous nous levons plus tot ce lundi matin, pour pouvoir manger en bas de chez nous et pour aller tot au poste de police demander la prolongation de nos visas.

Pour cela, nous demandons notre passeport à la réception de la GH, qui l´a gardé comme caution. En échange, nous voulons payer les 6 nuits que nous lui devons. Elle nous annonce alors un prix de 20$/nuit au lieu des 5$ convenus à notre arrivée et affichés derriére le comptoir. Impossible de payer si cher, la chambre ne les vaut pas, et nous n´avons jamais dépensé plus de 10$ pour une piaule, meme a Saigon, Dalat, Bangkok ou Angkor, qui sont bien plus touristiques de Nha Trang. Nous nous livrons donc à une apre discussion pendant une heure, mais n´arrivons pas à la faire descendre en dessous des 80$ au lieu des 120$ qu´elle nous réclame, mais aussi au lieu des 30$ que nous nous attendions à payer. Nous n´allons pas jusqu´au clash, d´une part parce qu´au Vietnam ça ne sert strictement à rien, et d´autre part parce que nous voyons bien, son livre de comptes à l´appui, qu´il s´agit réellement d´un gros malentendu puisque ce sont bien les prix qu´elle inflige à tout le monde pendant le festival. Certes, ses chambres ne valent pas 20$, mais elles valent objectivement plus de 5$.

10$ serait un prix raisonnable, et c´est justement celui que nous obtenons en déménageant dans la GH mitoyenne. Un problème se pose alors, c´est que le gérant, comme tous les hoteliers du pays, a besoin de nos passeports pour aller faire notre enregistrement au commissariat, en soirée. Or, nous devons absolument aller faire notre extension de visa ce matin sous peine de dépassement, et il faut le laisser à l´immigration le temps de la démarche. Nous discutons donc une demi-heure avec le petit jeune qui assure la réception, jusqu´à ce que sa soeur qui parle anglais rentre des courses et nous laisse partir avec nos passeports.

C´est autour de 10h30 que nous parvenons enfin aux guichets de la police de l´immigration. C´est alors que le fonctionnaire, en train de manipuler des passeports derrière sa vitre blindée, refuse tout net de s´occuper de nos papiers. Il nous demande de passer par une agence touristique, ce que nous avions justement voulu éviter car leur commission triple le prix du visa. C´est décidément une matinée plus que pénible. Un patron d´agence est justement là pour ses clients, et nous n´avons pas d´autre choix que d´accepter son offre.

Il est 11h passées lorsque que nous prenons enfin la direction de Yangbay, un site touristique centré sur une cascade et mis à l´honneur par une expo photo du festival. Nous mangeons sur la route et arrivons sur le site vers 13h.

 

C´est un peu trop aménagé pour etre vraiment charmant, mais nous nous précipitons dans le bassin au pied de la cascade pour nous rafraichir.

 

Un peu plus loin coule une source chaude, mais nous ne supportons pas de nous y tremper plus de deux minutes, préférant la fraicheur du ruisseau qui coule à coté.

 

Le ciel se couvre vite de nuages d´orage, mais nous prenons le temps d´aller voir les autres attractions du parc: les autruches, les faons, les paons, la course de cochons et l´enclos des ours à collier blanc.

 

Nous effectuons finalement les 40 km de la route du retour sans essuyer la pluie. Il est alors bien assez tot pour avoir le temps de manger et boire des bières pression à l´angle de notre ruelle avant le spectacle, en compagnie d´hanoiens venus pour le festival, qui nous offrent des cacahuètes à la canelle de chez eux. Sur la scène, il y a seulement un concert de jazz, qui n´intéresse pas grand monde.

 

11/06

Aujourd´hui nous n´avons pas grand chose de prévu, nous sommes dans l´attente de récupérer nos passeports demain. Nous allons à la plage le matin au milieu du contingent Russe, puis dans un restau servant de la pression qu´on nous a conseillé hier soir. Lili prend des moineaux rotis sauce tamarin et Nico du sanglier grillé. Une longue averse s´abat ensuite sur la ville, pendant que Nico va sur internet regarder du rugby et que Lili va lire dans un café.

Nous retournons ensuite manger au meme endroit, mais cette fois-ci Lili prend des rouleaux de printemps au boeuf "à monter soi-meme", et Nico du porc croustillant, qui se révèle etre des morceaux d´os entourés de gras, frits. Un morceau de choix...

Nous allons ensuite regarder la soirée de cloture du Festival bien. Des chanteurs accompagnés de troupes de danseurs se succèdent. C´est moyennement intéressant, meme pour les Viets qui pourtant adorent les chansons. Ils semblent seulement attendre les feux d´artifice, malheureusement ecourtes par la pluie.

 

 


 

Commentaires

 Marraine Anne
Hum hum ! Un petit peu pénible ces journées, n'est-il pas ? De toute façon, un jour qui commence avec une marmite vide n'augure rien de bon, surtout pour des fins gourmets comme Lili et Nico ;-)



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