Don Khone ou les 4000 iles
 
  
     

Don Khone ou les 4000 iles

Si Phan Don, Laos le 11/04/2013

09/04

Un minibus vient nous chercher à la GH à 8h pétantes, alors que Nico est encore sous la douche, et doit donc se précipiter. Il nous faudra ensuite pourtant attendre jusqu´à 9h30 pour enfin démarrer dans un grand bus en direction des 4000 iles.
 

 
On s´arrete sans arret pour charger des colis et des touristes qui doivent s´asseoir dans l´allée centrale faute de place. On nous avait vendu des tickets "bus directs en 3h15"....
Nous arrivons à l´embarcadère à 13h, et on nous fait tourner en bourrique en nous désignant successivement plusieurs bateaux. Nous traversons le Mékong, qui est exceptionnellement vaste ici, plus de 14kms de largeur en saison des pluies, et parsemé de milliers d´iles, dont quelques unes habitées. Parvenus sur Don Khone, nous emménageons dans un petit bungalow avec sdb et terrasse avec hamac donnant sur le fleuve à 10m.


Après une douche froide et le repas, nous allons nous promener à l´Est de l´ile, à travers les villages, vers les chutes de Khone Soi. Pour les trouver, il faut accéder à une autre petite ile déserte par un pont suspendu. Le Mékong se brise sur de gros rochers et les pecheurs en profitent pour y poser d´immenses pièges en bambou, qui récoltent les poissons lorsque le niveau est haut.
 
 
On rentre à travers les rizières asséchées et on déniche un restau abordable, pas si évident car le coin est assez touristique. Le soir venu, il est difficile de dormir car il fait trés chaud, surtout pour Lili qui est patraque.
 
 
 
10/04

Ce matin on prend notre temps: petit café sur la terrasse de notre bungalow puis glandouille jusqu´à 11h. Ca arrange Lili et, de toute façon, notre programme n´est pas trés chargé.

Nous partons pour aller jusqu´aux chutes de LiPhi sur le coté Ouest de l´ile. Nous marchons à peine 5mn et nous nous faisons arreter par les employés d´un guichet au pied du pont qui relie l´ile à sa voisine. Ils nous réclament 5€ pour nous deux, juste pour avoir le droit de se promener de ce coté de l´ile, vers les chutes. Comme c´est une taxe trés exagérée (si, si!) et selon nous injustifiée, Nico s´énerve et leur dit qu´on fera le tour par les rizières. Nous faisons effectivement un petit détour pour esquiver ce guichet et rejoignons l´ancienne voie ferrée construite par les français. Les rails ont été démantelés depuis longtemps pour faire place à la piste. Seule une carcasse de locomotive à chaque extrémité et quelques tronçons de rails au milieu des bois témoignent de ce passé.
 


Il fait extrémement chaud aujourd´hui, le ciel est sans nuage. En suivant les panneaux (et pas le Lonely dont la carte est fausse), nous arrivons à une petite plage. Nous n´aurions pas pensé nous baigner dans les eaux peu recommandables du Mékong, qui a déjà traversé émormément de villes avant d´arriver jusqu´ici. Nous le faisons pourtant, selon le style asiatique: tout habillés! C´est un plaisir, meme si l´eau est tiède et trouble. Nous nous asseyons sur des rochers immergés et laissons des dizaines de petits poissons nous chatouiller les orteils.
 

 
Nous mangeons là un poisson cuit à la vapeur dans des feuilles de bananiers, c´est délicieux. Lili n´est toujours pas en super forme et fait ensuite une petite sieste sur le transat de la patronne du resto, qui du coup en installe un à coté pour Nico. Celui-ci ne s´y allonge pas, de peur d´y passer le reste de la journée!

Nous reprenons la piste vers les chutes. En chemin, nous explorons quelques uns des innombrables sentiers de pecheurs. Ils nous ménent à de jolis rapides, mais ce n´est rien comparé à ce qui nous attend plus tard. Avant de parvenir aux chutes, il nous faut encore contourner un pont check-point, mais grace à la saison séche il nous est facile de traverser la rivière à gué un plus loin. Nous longeons ces longues et belles chutes, en nous disant qu´elles sont certainement bien plus spectaculaires pendant la mousson.
 

 
Des pecheurs sont fiers de nous montrer les énormes poissons-chats qu´ils ont attrapés.
 


Nous nous offrons un autre petit bain dans le fleuve sur une plage aménagée, avant de prendre le chemin du retour sous un soleil de plomb.

 

11/04

Rendez-vous à  8h avec le batelier qui nous emméne sur le continent pour aller voir les chutes de Khone Papheng. Il s´agit de gigantesques rapides sur le Mékong, qui doit dévaler une vingtaine de métre de dénivelé, sur une trés grande largeur. Le volume d´eau qui se fracasse sur les rochers en contrebas est énorme on ressent toute la puissance de cette quantité d´eau en mouvement.
 
 

Nous rentrons en fin de matinée, ce qui nous laisse le temps de nous rendre à la pointe Sud de l´ile. Nous voudrions apercevoir les rares dauphins d´eau douce sur le fleuve (appelés dauphin de l´Irrawady, le fleuve birman). Au bout de l´interminable route caillouteuse qui traverse l´ile, il y a une belle jetée "française" de laquelle on apercoit le Cambodge, mais pas de dauphins en vue. Il faut prendre un bateau et partir au large pour les voir. Nous preferons rester sur l’ile et nous baigner une fois de plus.
 


Nous nous nous offrons un delicieux dernier repas laotien avec un laap fish, du porc au basilic et un shake citron-miel.


 

Commentaires

 Marraine Anne
Ici c'est enfin le printemps ! Youpi ! Lili, nous frisons les 20° au soleil l'après-midi... ne rigole pas, c'est très chaud pour les montagnards ! J'espère que tu vas mieux. C'est bien aussi de profiter de l'air du temps sur un transat :-)



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