La belle campagne birmane.
 
  
     

La belle campagne birmane.

Hpa-An, Myanmar (Birmanie) le 14/01/2013

14/01

Après une bonne nuit de sommeil rendue possible par les boules Quiès, nous prenons le bateau pour Hpa-An avec quelques français.

 

 

 

 Le trajet de 5h aurait été monotone sans une pause dédiée à l’escalade d’un massif rocheux parsemé de petits sanctuaires bouddhiques. Un jeune moine nous sert spontanément de guide muet ; c’est impressionnant de le voir gambader pieds nus sur les arêtes de pierre et toujours plus haut sur les échelles de bambou bancales, alors que nous peinons à le suivre avec nos chaussures de marche, ce qui l’amuse bien.

 

 

 

Nous sommes agréablement surpris par la chambre qui nous attend à Hpa-An, même si la salle de bain extérieure ne dispose que de l’eau froide.

Nous faisons un tour de la petite ville, que nous terminons par la visite de la pagode très zen qui domine Hpa-An et la rivière. Nous décidons de la traverser pour aller voir les villages qu’on aperçoit sur l’autre rive. Sur la berge où se joue une intense partie de volley (avec ballon tressé), nous trouvons la bande de Français de ce matin, qui ont eu la même idée que nous. Ensemble, nous parvenons à négocier le passage dans la barque du ramassage scolaire ! Nous nous retrouvons donc parmi les écoliers qui rentrent chez eux et nous montrent leurs cahiers de cours. Nous ne savons pas qui décide des programmes scolaires, mais c’est désastreux : leurs cours d’anglais sont bourrés de vocabulaire compliqué que nous ne comprenons même pas, alors que les enfants ne savent rien dire d’autre que Hello et Bye-bye. C’est très frustrant !

Au débarquement nous lâchons le groupe pour flâner dans les « rues » de terre des villages. Les gens d’ici sont plus pauvres qu’en ville, mais ils se bougent. Certains construisent des maisons, les femmes font sécher des herbes, mais le plus dingue (et le plus agréable aussi), se sont les hordes d’enfants qui nous suivent et nous saluent en criant Bye-bye avec un grand sourire. Il doit y avoir très peu de touristes qui viennent jusqu’ici et leur enthousiasme est débordant. C’est génial !

Nous finissons par sortir du village et suivons le sentier qui mène jusqu’à la montagne. Au détour d’un virage, surprise : un char à bœuf qui occupe toute la largeur du chemin bordé de haies bouche la voie. Nous essayons de passer doucement, mais nous semons la panique chez les bovidés et le charretier doit intervenir en catastrophe pour les calmer. Lili n’en menait pas large !

Nous faisons demi-tour au tiers du chemin menant au sommet de la montagne car le sentier se perd dans les broussailles et un birman nous met en garde contre les serpents. De plus, nous ne voulons pas rater le bateau retour. En somme, une petite rando bien agréable pendant laquelle nous avons admiré un paysage magnifique et croisé des gens charmants.

 

 

 

 En soirée, nous allons nous faire piquer dans un cyber très apprécié des moustiques. En plus, dans ce lieu plutôt paumé, les ordis buguent tant que nous ne pouvons pas aller sur Internet. Hpa Han est une petite ville calme, mais on y trouve de tout, même des Smartphones. On regarde les prix par curiosité et on constate que c’est n’est pas moins cher que chez nous. Il est facile de faire le tour de cette petite bourgade à pied ; c’est la première fois depuis que nous sommes en Birmanie.

 

Après un énième Carry au restau, nous allons boire une bière avec les autres Français sur le balcon de l’hôtel accompagnés par le patron qui joue un air des Beatles au piano.

 

 

 15/01 :

 

Nous rejoignons le groupe pour partir en excursion dans les environs. C’est une journée inoubliable, non pas grâce au Pick-up tape-cul qui nous trimballe dans la poussière, mais grâce aux paysages splendides que nous traversons. 

 

 

 

Tout d’abord, les couleurs sont irréelles : la piste d’ocre rouge serpente parmi les rizières d’un vert éclatant bordées de palmiers et surplombées de massifs karstiques. On dirait une photo retouchée tellement c’est beau ! 

 

 

 

 

 Nous visitons plusieurs grottes, chacune plus surprenante et plus belle que la précédente. L’une d’elle est colonisée par des singes qui viennent nous manger dans la main. Une autre a les parois tapissées de milliers de petits Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière, la grotte de Saddar est l’apothéose ; nous traversons une montagne par l’intérieur jusqu’à un petit lac caché.

 

 

 

 

Là, nous montons sur des pirogues qui nous conduisent dans le dédale des canaux étroits des rizières. Notre piroguier est un gamin qui nous mène sur les conseils de son père et nous montre des œufs d’escargot.  

 

 

 

 

 


 

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